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La bande dessinée documentaire a trouvé son public

Reportage, vulgarisation scientifique, enquête historique: le récit graphique non fictionnel occupe désormais une place stable dans les catalogues des éditeurs français.

Le récit graphique documentaire n’est pas une nouveauté, mais il est passé en une quinzaine d’années du statut d’exception à celui de rayon identifié. Les catalogues des éditeurs généralistes lui réservent aujourd’hui une place permanente.

Qu’apporte le dessin à un propos documentaire?

Deux choses qu’un texte seul obtient difficilement: la représentation simultanée d’un processus et de ses acteurs, et la possibilité de montrer une incertitude. Un schéma affirme; un dessin peut hésiter, et cette hésitation est parfois plus honnête.

Est-ce un genre ou un format?

Plutôt un format, appliqué à des genres très différents. On y trouve du reportage, de la vulgarisation, de la biographie et de l’enquête historique. C’est d’ailleurs ce qui rend son classement difficile dans les bases bibliographiques, qui raisonnent par genre.

Quelles sont les limites de l’exercice?

La principale tient à la vérification. Un album documentaire engage une lecture longue, et les sources y sont rarement aussi visibles que dans un essai. Les ouvrages les plus solides consacrent quelques planches à expliquer leur méthode: c’est un bon indicateur.

Les oiseaux ne se retournent pas, voir la fiche et ses éditions

Dragman, voir la fiche et ses éditions

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Sources

  1. Catalogue actu-litteraire.fr — métadonnées Open Library (CC0) — consultée le

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