Métadonnées des livres : trois erreurs fréquentes et nos règles de rapprochement
En constituant notre catalogue, nous avons rencontré trois défauts en quelques minutes : un volume attribué au mauvais auteur, une date de retirage prise pour la première publication, un genre déduit d’un mot-clé. Voici d’où ils viennent et les règles que nous appliquons.
Une base bibliographique ouverte est alimentée par des contributeurs bénévoles, des imports automatisés d’éditeurs et des rétroconversions de catalogues anciens. Ces trois sources se recopient : une valeur saisie une fois circule ensuite d’une base à l’autre, et une erreur se propage plus vite qu’elle ne se corrige.
Les trois erreurs les plus fréquentes
Trois familles, par ordre de fréquence : l’attribution d’un volume au mauvais auteur, la date de première publication confondue avec celle d’un retirage, et le classement d’un roman adulte en littérature jeunesse.
- Attribution : un tome d’une série longue hérite de l’auteur d’une autre série du même éditeur.
- Datation : une réédition de 2015 fait remonter la première publication d’une œuvre de 1923 à une année arbitraire.
- Classement : un genre est déduit d’un mot-clé isolé, sans lecture du contenu.
Où la correction doit être posée
Corriger une valeur dans la base source ne suffit pas : la synchronisation suivante réécrase la valeur corrigée. Ce qui se règle ici, c’est le sens de circulation entre la source et nous.
Trois règles inscrites dans la base
Une donnée rédigée ou validée par la rédaction est verrouillée : aucune synchronisation ne peut l’écraser. Un rapprochement incertain entre deux notices n’est jamais appliqué automatiquement : il part dans une file de validation humaine. Enfin, chaque champ conserve la trace de sa source et de sa licence.
| Critère | Décision | Confiance |
|---|---|---|
| ISBN-13 identique | Fusion automatique | Certaine |
| Identifiant d’autorité partagé | Fusion automatique | Très élevée |
| Titre, auteur, éditeur et année concordants | Validation humaine | Variable |
| Langue de publication différente | Aucun rapprochement | Écarté |
Cette dernière ligne mérite un mot : une traduction est une édition distincte de son original. Les confondre reviendrait à fusionner deux objets distincts sous prétexte qu’ils partagent un titre.