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Couverture de Card Captor Sakura, tome 12

Manga

Card Captor Sakura, tome 12

Première publication
2000
Éditions référencées
1

De quoi parle ce livre ?

Card Captor Sakura, tome 12, est le volume final du manga de CLAMP, prepublie dans le magazine Nakayoshi et paru en 2000. Il cloture le second arc de la serie, celui de la transformation des cartes. Sakura Kinomoto, ecoliere de Tomoeda, a d'abord disperse puis capture les cartes de Clow, creees par le magicien Clow Reed, et doit desormais les convertir en cartes lui appartenant. Ce processus est declenche par les epreuves qu'orchestre Eriol Hiiragizawa, un nouvel eleve qui se revele etre la reincarnation de Clow Reed. Dans ce tome, Eriol devoile son identite et le sens de ses manoeuvres, destinees a rendre Sakura assez puissante pour devenir la maitresse des cartes, pendant qu'elle acheve la conversion des dernieres avec l'aide de ses gardiens, Kero (Cerbere) et Yue. L'enjeu est aussi sentimental : Syaoran Li, d'abord rival puis allie, repart pour Hong Kong, ce qui pousse Sakura a demeler ses propres sentiments, jusqu'a une declaration finale. Le recit reserve une place a Tomoyo, Toya et Yukito, et referme ensemble l'intrigue magique et la trame amoureuse.

Résumé rédigé par la rédaction. Aucun texte de quatrième de couverture n’est repris.

Que vaut ce livre ?

4,5/ 5

Note sur 5, par demi-points, sur notre échelle documentée.

Card Captor Sakura, tome 12 : le coeur pour dernière magie

Douzième et ultime volume de l'une des matrices du magical girl moderne, ce tome referme l'arc des cartes de Sakura et, avec lui, l'une des grandes séries shojo signées CLAMP. L'enjeu n'est plus ici de capturer ni d'affronter mais de faire pleinement siennes des cartes héritées, et de laisser enfin parler des sentiments longtemps tus. Ce glissement du jeu vers l'aveu mérite qu'on s'y arrête.

CLAMP orchestre moins un affrontement qu'une convergence. Depuis plusieurs tomes, les perturbations magiques d'Eriol Hiiragizawa, camarade de transfert présenté comme l'héritier de la mémoire du magicien Clow Reed, n'avaient qu'un but : contraindre Sakura à convertir les cartes de Clow en cartes qui lui appartiennent. La vraie épreuve n'est pas de puissance mais d'appropriation : recevoir un héritage et le faire sien. Le récit congédie presque tout antagonisme (Eriol se révèle bienveillant) pour concentrer son intensité sur une cascade d'aveux et de retrouvailles. Le fil qui court depuis le premier tome, la pluralité de l'amour, trouve ici sa résolution la plus franche : Shaolan avoue enfin ses sentiments à Sakura, qui découvre les siens ; Fujitaka, dépositaire de l'autre moitié du pouvoir de Clow, renoue un instant avec l'esprit de sa femme disparue. Le trait délié, les trames florales et les tenues imaginées par Tomoyo épousent cette douceur sans l'édulcorer.

Notre verdictEn refermant Card Captor Sakura, CLAMP réussit ce que peu de séries longues parviennent : un finale fidèle à sa promesse, où la logique du jeu s'efface derrière la vérité des sentiments. Nul feu d'artifice mais une succession d'aveux et de retrouvailles, portée par la conviction presque désarmante que tout finira bien. Un adieu à la hauteur d'un genre qu'elle a contribué à définir.

Points forts

  • Un amour au plurielAmours enfantines, sentiments homosexuels (Tomoyo pour Sakura, Toya et Yukito), amour survivant à la mort: CLAMP les traite à égalité, sans jugement. Ouverture remarquable pour un shojo grand public des années 1990.
  • Une clôture par l'aveuLe volume solde des années de sentiments retenus par une cascade de confessions et de retrouvailles plutôt que par un combat gagné: sa charge vient de l'émotion accumulée, non d'un pic de puissance.
  • Direction artistiqueL'invention costumière prêtée à Tomoyo, le trait aérien de CLAMP et les trames florales font de chaque planche un objet décoratif autant qu'un support narratif, rare dans le manga.

Réserves

  • Indissociable de l'ensembleUltime maillon d'un récit de douze tomes, ce volume est presque illisible seul: sans les onze précédents, les aveux perdent leur poids et les enjeux restent abstraits.
  • Une douceur qui désamorce l'enjeuFaute d'antagoniste réel, la tension dramatique est quasi nulle et la tonalité, très tendre, dissout toute menace: qui cherche un climax spectaculaire trouvera la fin trop apaisée.
  • Des idylles qui ont vieilliLa même tendresse enveloppe sans recul des relations professeur-élève et de forts écarts d'âge (Kaho et Eriol ici, ailleurs Rika et Terada). Ce que l'époque jugeait romanesque peut aujourd'hui gêner.

À qui s’adresse ce livre ?

Ce tome vise d'abord les lecteurs qui suivent la série depuis ses débuts et attendent la résolution des fils affectifs. Il comblera les amateurs de shojo et de magical girl, les curieux de CLAMP, un lectorat adolescent comme adulte sensible à une fantaisie douce où l'émotion prime sur l'affrontement. A déconseiller comme porte d'entrée : mieux vaut commencer par le tome 1.

Informations sur l’édition

L’ISBN, l’éditeur, la langue de publication, le format et la pagination appartiennent à l’édition. L’œuvre, elle, ne porte que son titre canonique et sa date de première publication.

Éditions référencées, avec ISBN, éditeur, date de parution et format
ÉditionÉditeurParutionFormatISBNDisponibilité
Card Captor Sakura, tome 12PikaBroché · 170 p. · Français978-2-84599-123-1Non renseigné

Sources et date de mise à jour

Critique publiée le 18 août 2026, mise à jour le 18 août 2026.