Festival d’Angoulême 2027 : la justice rejette les recours, le nouveau festival se prépare pour janvier
Le 14 octobre, le tribunal d’Angoulême a rejeté l’ensemble des demandes de l’ancienne association du festival et de son ancien prestataire 9e Art+. L’édition 2027, portée par le groupe Morgane, est annoncée du 27 au 31 janvier, avec une conférence de presse le 3 novembre.
Le tribunal judiciaire d’Angoulême a rejeté, le mercredi 14 octobre 2026, toutes les demandes de l’Association du FIBD et de la société 9e Art+. Elles contestaient le choix du groupe Morgane pour préparer un nouveau festival à partir de janvier 2027 et réclamaient l’annulation de l’appel à projets de l’ADBDA, l’interdiction de toute démarche visant à organiser un festival concurrent et 300 000 euros de dommages et provisions. L’appel à projets n’est pas annulé.
Les motifs retenus
Selon ActuaLitté, le tribunal a estimé que les plaignants ne démontraient ni un trouble manifestement illicite lié à de la concurrence déloyale, ni un dommage imminent. Il a aussi relevé que l’ADBDA avait demandé au groupe Morgane de créer une identité et une marque distinctes, ce qui écarte l’argument de la confusion. Les plaignants avaient invoqué la concurrence déloyale et le parasitisme. Chacun doit verser 4 000 euros à l’ADBDA et 3 000 euros au groupe Morgane.
Un festival porté par le groupe Morgane
Le projet est conduit par Marie Parisot et Céline Bagot. Le groupe Morgane organise déjà les Francofolies de La Rochelle et le Printemps de Bourges. ActuaLitté indique que le festival se tiendra du 27 au 31 janvier 2027. David Caméo, président de l’ADBDA, l’Association pour le développement de la BD à Angoulême, a déclaré que la décision soutenait l’association « dans sa volonté de bâtir un nouveau festival ».
Les prochains rendez-vous
- Mardi 3 novembre : conférence de presse de l’ADBDA à Angoulême, où les grandes lignes du projet sont attendues.
- Mardi 1er décembre : conférence de presse de l’ADBDA à Paris.
- Du 27 au 31 janvier 2027 : dates annoncées pour le festival.
Les deux plaignants peuvent encore faire appel ; au 15 octobre, ni l’un ni l’autre n’avait annoncé sa décision.