Manga : les sept séries offertes par Soleil restent gratuites sur Apple Books
Annoncée du 1er au 31 août par l’éditeur, la gratuité des trois premiers tomes de sept séries court toujours sur Apple Books : le 3 septembre, les vingt et un volumes y étaient encore à zéro euro. Sur Google Play, le tarif de 4,99 euros par volume est revenu.
Les éditions Soleil, du groupe Delcourt, ont annoncé le 16 juillet une gratuité limitée dans le temps : les trois premiers tomes de sept séries de mangas à zéro euro, du 1er au 31 août 2026. Trois jours après cette échéance, la gratuité court toujours sur Apple Books. Le 3 septembre, nous avons trouvé ces vingt et un volumes toujours affichés à zéro euro sur cette plateforme, tandis que Google Play avait rétabli son tarif de 4,99 euros par volume.
Sept séries à zéro euro, quatre à 1,99 euro
La première opération, du 1er au 31 août, portait sur sept séries dont les trois premiers tomes étaient proposés à zéro euro. Toutes relèvent de la romance ou du registre sentimental. Soleil présente une sélection « pour un large public ».
- Black Prince and White Prince
- Sois ma muse !
- Trois Yakuzas pour une Otaku
- Love Coach Koigakubo-kun
- 100 Demons of Love
- Aza-koi
- Love is the Devil
Une seconde opération, plus courte, s’était tenue du 3 au 12 juillet : quatre séries que l’éditeur range sous l’étiquette isekai, ce sous-genre où un personnage bascule dans un autre monde, dont les trois premiers tomes étaient vendus 1,99 euro. Celle-là est close : les volumes vérifiés sont revenus à 4,99 euros. Dans les deux cas, les liens de l’éditeur renvoyaient vers six revendeurs : Amazon, la Fnac, Rakuten Kobo, Apple Books, Google Play et Izneo.
- Silent Witch
- Le Marquis d’Amnésie
- Villainess Level 99
- World’s Fastest Level up
Trois tomes offerts, dans un marché en recul
Offrir les trois premiers tomes plutôt que le seul tome un a son importance. Un premier volume se lit comme un échantillon ; trois volumes, eux, laissent le temps d’installer des personnages. Le seuil paraît choisi pour cela, aucun éditeur ne publiant de données sur ce point : la gratuité porte sur le seuil d’entrée dans la série.
Le calendrier mérite d’être rapproché d’un autre. Nous rapportions le 1er septembre que trois maisons françaises, Akata, Pika et l’ensemble réuni autour d’Euphor, avaient publié depuis juin des listes d’arrêts de commercialisation, retirant du papier des dizaines de titres. Livres Hebdo relevait par ailleurs, le 31 août, un marché du livre en recul de 5,9 pour cent en valeur au premier semestre 2026, le manga figurant parmi les segments en baisse, sans chiffre détaillé pour ce segment.
Un mot de commentaire, à distinguer des faits qui précèdent. Les deux mouvements se complètent : on élague le catalogue papier là où il coûte du stock, et l’on ouvre grand le catalogue numérique là où le volume supplémentaire ne coûte presque rien. Une question demeure ouverte : combien de lecteurs conquis par trois tomes gratuits achètent le quatrième.