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Catalogue

Livres : œuvres, éditions et séries

Une fiche par œuvre. Les ISBN, éditeurs, formats et paginations appartiennent aux éditions, listées à l’intérieur de chaque fiche.

306 œuvres référencées · Bande dessinée

Bande dessinée1980

Le Grand Fossé

Albert Uderzo

En 1980, Albert Uderzo signe le premier album d'Astérix qu'il conçoit seul, au scénario comme au dessin, près de trois ans après la disparition de René Goscinny. L'aventure quitte le célèbre village d'irréductibles pour une autre bourgade gauloise, coupée en deux par un immense fossé. De part et d'autre règnent deux chefs rivaux, l'altier Ségrégationnix et le débonnaire Tournedix, qui se disputent la préséance et entretiennent la défiance entre voisins. Or les enfants des deux camps s'aiment : Comix, fils de Tournedix, et Fanzine, fille de Ségrégationnix, rêvent de voir tomber la frontière absurde qui les sépare. Dans l'ombre, le perfide conseiller Acidenitrix attise les rancoeurs et n'hésite pas à envisager l'appel aux Romains pour régner sur le village entier. Pour dénouer la crise, Comix prend la route et gagne le village d'Astérix, où il sollicite l'aide du druide Panoramix et de ses compagnons. Sur fond de guerre froide et de peuples séparés par un mur, Uderzo transpose Roméo et Juliette en Gaule et interroge l'absurdité des frontières.

0 édition référencée

Bande dessinée1980

La Magicienne trahie

Jean Van Hamme

Un Nord de fjords, de brumes et de drakkars, quelque part entre la saga et le conte. Thorgal Aegirsson n'est pas un Viking comme les autres : recueilli nourrisson sur un rivage du Nord, dans l'étrange nacelle qu'une tempête y avait jetée, il a grandi parmi les hommes de Gandalf-le-Fou sans jamais parvenir à faire oublier son étrangeté. Son tort, dans ce premier album, tient en une phrase : il aime Aaricia, la fille du chef. Condamné à périr enchaîné au rocher que la marée recouvrira, il doit son salut à une magicienne rousse et borgne, Slive, qui lui rachète la vie contre une année d'obéissance. Le voilà lié par serment à une femme que Gandalf a autrefois bafouée et qui n'attend plus rien d'autre que sa vengeance : Thorgal va devoir servir la haine d'une inconnue contre le père de celle qu'il aime. Van Hamme et Rosinski posent là les fondations de tout ce qui suivra, un héros tiraillé entre deux mondes, un amour que tout menace, une mythologie scandinave traversée d'échos de science-fiction, et la question qui portera la série entière : que fait un homme du destin qu'on lui assigne ?

0 édition référencée

Couverture de Bill est maboul

Bande dessinée1980

Bill est maboul

Roba

Boule et Bill, imaginée par Jean Roba et lancée dans le journal Spirou fin 1959, compte parmi les séries familiales les plus populaires de la bande dessinée franco-belge. Elle met en scène Boule, jeune garçon espiègle, ses parents débonnaires et surtout Bill, cocker roux gourmand et farceur, véritable moteur comique de l'ensemble. Autour d'eux gravitent la tortue Caroline, les copains du quartier et tout un pavillon de banlieue paisible. Comme les autres titres de la série, Bill est maboul ne suit aucune intrigue continue. L'album rassemble une succession de gags, le plus souvent bouclés en une seule planche, où l'animal joue des tours, convoite un os, déjoue les consignes ou entraîne la maisonnée dans de petites catastrophes domestiques. Dix-huitième titre de la collection d'origine, publié chez Dupuis en 1980, il prolonge une mécanique éprouvée : l'observation tendre de la vie de famille et la complicité entre un enfant et son chien. On y retrouve le trait rond et expressif de l'école de Marcinelle, au service d'un humour bon enfant qui a fait le succès durable de la série.

1 édition référencée

Couverture de Le Petit bleu de la côte Ouest

Bande dessinée1980

Le Petit bleu de la côte Ouest

Jean-Patrick Manchette

Le Petit Bleu de la côte Ouest est un roman policier (néo-polar) de Jean-Patrick Manchette, paru en 1976 dans la Série noire chez Gallimard. La mention « comic / 1980 » est inexacte : c'est un roman (Jacques Tardi en a tiré une bande dessinée en 2005 ; le film Trois hommes à abattre, de Jacques Deray, s'en inspire librement en 1980). Le récit suit Georges Gerfaut, cadre commercial parisien à l'existence confortable et conforme. Une nuit, sur le périphérique, il porte secours à un homme blessé après un accident et le conduit à l'hôpital. Ce geste anodin le désigne comme témoin gênant auprès de deux tueurs à gages, Carlo et Bastien, liés à un ancien tortionnaire latino-américain. Traqué sans comprendre pourquoi, Gerfaut rompt avec sa vie bourgeoise, fuit et vit un temps reclus à la montagne, avant de retourner la violence contre ses poursuivants et de reprendre sa place. Le roman met en scène l'aliénation du salariat et la société de consommation. Sa structure circulaire (mêmes pages d'ouverture et de clôture, sur le périphérique) et son écriture comportementaliste, héritée du roman noir américain, en forment les principaux ressorts.

4 éditions référencées

Couverture de Astérix chez les Belges

Bande dessinée1979

Astérix chez les Belges

René Goscinny

Vingt-quatrieme album de la serie Asterix, ecrit par Rene Goscinny et dessine par Albert Uderzo, paru en 1979. C'est le dernier scenario de Goscinny, mort en novembre 1977 pendant sa realisation, Uderzo achevant seul les planches. L'intrigue nait d'une phrase des Commentaires sur la guerre des Gaules de Jules Cesar : de tous les peuples de la Gaule, les Belges sont les plus braves. Piques dans leur fierte, Abraracourcix, Asterix et Obelix partent en Belgique verifier cette reputation. Une rivalite s'engage avec le chef belge Gueuselambix : Gaulois et Belges se defient a qui detruira le plus de camps romains. Faute de pouvoir se departager, ils s'en remettent a Cesar pour trancher. L'affrontement final parodie la bataille de Waterloo, en clin d'oeil au poeme de Victor Hugo. L'album accumule les references belges (frites, biere, banquet compose a la maniere de Bruegel) et glisse l'apparition de deux personnages dessines dans le style d'Herge.

4 éditions référencées

Bande dessinée1979

Le Blanc-bec

Raoul Cauvin

La guerre de Sécession fait rage à l'est, mais c'est loin du front que Cauvin et Lambil installent ce quatorzième album. Le sergent Cornélius Chesterfield a décroché trois semaines de permission et n'a rien trouvé de mieux que d'entraîner le caporal Blutch jusqu'à Fort Bow, poste avancé de l'Ouest commandé par le colonel Appeltown, dont la fille Amélie est l'objet de sa passion la plus tenace. Un grand bal se prépare pour les vingt ans de la jeune femme, et le sergent, dépité de la voir au bras d'un élégant lieutenant, s'en va noyer sa jalousie au saloon de City-Bow. Il y trouve Lune-d'Argent, le fils du chef Loup Gris, pris à partie par des habitants que le mépris rend mauvais. La bagarre éclate, un coup de feu part, et la comédie de permission cède la place à une affaire de racisme ordinaire, puis à un engrenage qui menace de rallumer la guerre avec la tribu. Au centre du dispositif, le blanc-bec du titre : un lieutenant à peine sorti de West Point, sûr de ses leçons et fort mal préparé à ce qui l'attend. Entre le zèle de Chesterfield et le fatalisme goguenard de Blutch, l'album pose une question simple et cruelle : que vaut la théorie le jour où la poudre parle ?

0 édition référencée

Bande dessinée1979

Rumberley

Raoul Cauvin

Quinzième album des Tuniques Bleues, Rumberley s'ouvre au lendemain d'une bataille qui a saigné les deux camps. Le sergent Cornélius Chesterfield a pris une balle entre les côtes et se retrouve hors de combat ; le caporal Blutch, lui, en sort indemne : seul homme valide avec le médecin, il exaspère un Chesterfield cloué sur sa paillasse, qui l'expédie aux corvées les plus exposées, comme aller tirer de l'eau au puits sous les balles. Trop entamé pour tenir la position, le général Alexander se replie le temps d'aller chercher des renforts et laisse ses blessés dans un bourg voisin, Rumberley, où un hôpital de campagne est improvisé. Seul problème, que le commandement juge secondaire : la petite ville est acquise corps et âme à la cause sudiste et n'a aucune envie d'héberger des Yankees, fussent-ils grabataires. Autour de cet hôpital de fortune, confié à un médecin tout juste diplômé, la tension monte entre des soldats hors d'état de se battre et des habitants qui les voient en envahisseurs. Cauvin et Lambil laissent ici une bonne part du burlesque militaire au vestiaire pour regarder ce que la guerre fait aux corps et aux convictions, sans lâcher le fil de leur duo d'inséparables.

0 édition référencée

Bande dessinée1979

Lagaffe mérite des baffes

André Franquin

Gaston Lagaffe est le héros sans fonction précise des bureaux du journal Spirou, où André Franquin l'a fait surgir en 1957. Employé nonchalant et génialement inutile, il fuit le travail, bricole des inventions absurdes, mijote des plats improbables et dorlote ses animaux, au grand désespoir de ceux qui tentent de faire tourner la rédaction. Autour de lui gravite une galerie familière : le collègue exaspéré, l'agent Longtarin toujours en faction, monsieur De Mesmaeker et ses contrats qui ne seront jamais signés. La série ne repose sur aucune intrigue continue. Chaque planche forme un gag autonome, réglé comme un mécanisme, qui part d'une situation banale pour déboucher sur la catastrophe. Paru en 1979, Lagaffe mérite des baffes rassemble une nouvelle fournée de planches d'abord parues dans l'hebdomadaire Spirou au fil des années 1970. On y retrouve l'univers du bureau, les gaffes en cascade, les trouvailles saugrenues et ce sens du désastre méthodique qui signent la série. Recueil et non récit, l'album se feuillette dans l'ordre que l'on veut, chaque page livrant son ressort comique complet.

0 édition référencée

Bande dessinée1978

Les Bleus dans la gadoue

Raoul Cauvin

Treizième aventure des Tuniques bleues, Les Bleus dans la gadoue paraît chez Dupuis en 1978, après une prépublication dans le journal Spirou, des numéros 2044 à 2057. Raoul Cauvin au scénario et Willy Lambil au dessin y poursuivent la chronique désabusée de deux cavaliers nordistes que tout oppose : le sergent Cornélius Chesterfield, patriote zélé et dévot du règlement, et le caporal Blutch, tire-au-flanc lucide qui ne rêve que de quitter l'uniforme. Au cours d'une patrouille, les deux hommes croisent une jeune femme, Johan Cassidy de Bellevue, qui affirme chercher un frère porté disparu au combat. Sensible à sa détresse, Chesterfield obtient qu'elle rejoigne le régiment du capitaine Stark, officier dont l'unique doctrine tient dans la charge frontale. Cette recrue inattendue intrigue Blutch, dont la méfiance grandit à mesure que les explications se font évasives et que des renseignements semblent filer vers les lignes sudistes. Un orage change bientôt le champ de bataille en bourbier où plus aucun uniforme n'est reconnaissable. Entre discipline, soupçon et boue, les deux compères doivent une fois de plus tenter de sauver leur peau.

0 édition référencée

Bande dessinée1977

Les Bleus tournent cosaques

Raoul Cauvin

Douzième album des Tuniques Bleues, Les Bleus tournent cosaques part d'une donnée très concrète de la guerre de Sécession : le manque d'hommes. Les charges répétées du capitaine Stark ont saigné la cavalerie nordiste, les Sudistes tiennent toujours leurs positions, et le général Alexander se retrouve avec des escadrons à reconstituer et personne pour les remplir. La solution retenue est aussi expéditive que cynique : puiser dans la masse des immigrants venus d'Europe chercher fortune en Amérique, qu'on enrôlera de gré ou de force. Le sergent Chesterfield et le caporal Blutch sont détachés comme instructeurs, chargés de faire de ce contingent hétéroclite quelque chose qui ressemble à un escadron. Le gros de la troupe se compose de cosaques qui ne parlent que le russe, n'ont jamais porté l'uniforme et se révèlent bien plus doués pour l'acrobatie équestre que pour la charge en ligne. Entre le zèle réglementaire de Chesterfield, la lucidité goguenarde de Blutch et l'obstination joyeuse des intéressés, l'instruction tourne au bras de fer culturel, avant que le front ne finisse par réclamer son dû.

0 édition référencée

Couverture de Le Fil qui chante

Bande dessinée1977

Le Fil qui chante

Morris

Bande dessinée de la série Lucky Luke, dessinée par Morris sur un scénario de René Goscinny. Publiée en album en 1977, elle constitue le dernier récit de la série écrit par Goscinny, mort la même année. L'intrigue se déroule dans l'Ouest américain et porte sur la construction de la première ligne télégraphique transcontinentale reliant les deux côtes des États-Unis. Deux compagnies posent poteaux et fil en partant chacune d'une extrémité, afin de se rejoindre à mi-parcours. Chargé de veiller au bon déroulement du chantier, Lucky Luke affronte plusieurs obstacles : l'hostilité des compagnies de diligences et du Pony Express, dont l'activité est menacée par le télégraphe, la méfiance de populations indiennes devant ce "fil qui chante" sous le vent, ainsi que des tentatives de sabotage. Le récit mêle une trame inspirée d'un épisode historique (le télégraphe transcontinental achevé en 1861) et le registre comique propre à la série.

1 édition référencée