
Les Lauriers de César
René Goscinny
Dix-huitième aventure de la série, Les Lauriers de César déplace le petit village gaulois vers le cœur du monde romain. Tout commence par un dîner à Lutèce, où le chef Abraracourcix, piqué par la fortune tapageuse de son beau-frère, se laisse emporter par l'orgueil et promet un plat d'exception : un ragoût relevé des lauriers mêmes qui ceignent le front de Jules César. La vantardise engage l'honneur du village, et il revient à Astérix et Obélix de transformer la bravade en exploit. Les voici partis pour Rome, capitale d'un empire qu'ils connaissent surtout pour l'avoir contrarié. Afin d'approcher le palais de César et sa précieuse couronne, les deux compères imaginent de se faire vendre comme esclaves, quitte à s'aventurer dans les rouages d'une société urbaine, oisive et cynique. L'album suit leurs tentatives répétées pour se glisser là où se joue le pouvoir, entre marchands retors et patriciens désœuvrés. Sous le prétexte du pari, Goscinny orchestre une satire mordante de Rome et, en creux, de nos propres travers. Le lecteur en découvre le sujet, le décor et l'enjeu, sans rien apprendre de l'issue du défi.
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