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Catalogue

Livres : œuvres, éditions et séries

Une fiche par œuvre. Les ISBN, éditeurs, formats et paginations appartiennent aux éditions, listées à l’intérieur de chaque fiche.

306 œuvres référencées · Bande dessinée

Couverture de Obélix et Compagnie

Bande dessinée1976

Obélix et Compagnie

René Goscinny

Obélix et Compagnie est le vingt-troisième album de la série Astérix, écrit par René Goscinny et dessiné par Albert Uderzo, paru en 1976. L'histoire se déroule en Armorique, autour du village gaulois qui résiste toujours à l'occupation romaine. Incapable de vaincre les Gaulois par la force, Jules César suit le plan d'un jeune technocrate fraîchement sorti de l'école, Caius Saugrenus (caricature de Jacques Chirac, alors Premier ministre), qui propose de les affaiblir par l'argent plutôt que par les armes. Il s'agit de pousser Obélix à produire et vendre ses menhirs aux Romains à prix d'or. Devenu riche, Obélix change de mode de vie, embauche d'autres villageois et fait naître rivalités et jalousies dans la communauté. À Rome, la demande pour ces menhirs sans usage réel déclenche une spéculation, puis une surproduction, jusqu'à l'effondrement du marché. L'album propose une satire de l'économie de marché, de la loi de l'offre et de la demande et de la société de consommation des années 1970.

4 éditions référencées

Couverture de Tintin et les Picaros

Bande dessinée1976

Tintin et les Picaros

Hergé

Tintin et les Picaros est le vingt-troisième et dernier album achevé des Aventures de Tintin, publié par Hergé en 1976, huit ans après le précédent. L'intrigue se déroule au San Theodoros, république imaginaire d'Amérique du Sud dirigée par le dictateur général Tapioca. La cantatrice Bianca Castafiore et les Dupondt y sont emprisonnés, accusés de complot contre le régime. Flairant un piège tendu par le colonel Sponsz, officier bordure agissant dans l'ombre de Tapioca, Tintin refuse d'abord de partir, puis rejoint le capitaine Haddock et le professeur Tournesol sur place. Échappant aux manœuvres du pouvoir, le trio gagne la jungle et retrouve le général Alcazar, chef des Picaros, guérilleros rongés par l'alcoolisme. Des comprimés mis au point par Tournesol, qui rendent l'alcool écœurant, remettent la troupe d'aplomb. Profitant du carnaval pour entrer déguisés dans la capitale, les Picaros renversent Tapioca et portent Alcazar au pouvoir. L'album marque un renouvellement graphique du héros (jean, casque orné d'un symbole pacifiste) et s'achève sur l'image d'un bidonville resté identique malgré le changement de régime.

2 éditions référencées

Bande dessinée1976

Les Cavaliers du ciel

Raoul Cauvin

Huitième album des Tuniques Bleues, Les Cavaliers du ciel confronte le sergent Cornelius Chesterfield et le caporal Blutch à l'une des innovations les plus spectaculaires de la guerre de Sécession : le ballon d'observation. Une charge de trop a décimé le 22e de cavalerie, dont les deux compères ressortent à peu près seuls vivants, tandis que le capitaine Stark tombe aux mains des Sudistes. Privé de cavalerie, donc d'yeux, l'état-major nordiste se tourne vers un engin volant censé survoler le champ de bataille et repérer les mouvements adverses. Reste à trouver deux hommes pour l'essayer, et l'on devine sans peine lesquels. Fidèle à sa recette, Raoul Cauvin adosse la farce à un fait avéré, l'aérostation militaire de l'Union, et laisse ses héros rejouer leur désaccord fondateur : l'un ne songe qu'à garder les pieds sur terre et la peau intacte, l'autre voit dans chaque lubie de la hiérarchie un devoir sacré. Un album d'aventure comique où le progrès technique sert surtout à prendre de la hauteur sur la bêtise des hommes.

0 édition référencée

Bande dessinée1976

La Grande Patrouille

Raoul Cauvin

Neuvième album des Tuniques bleues, La Grande Patrouille rompt avec les récits au long cours qui le précèdent : il rassemble une quinzaine d'histoires courtes de Raoul Cauvin et Louis Salvérius, parues dans Le Journal de Spirou aux tout premiers temps de la série. On y retrouve Fort Bow, poste perdu de la cavalerie américaine, où le sergent Cornélius Chesterfield mène à la baguette une troupe peu convaincue et s'appuie, sans jamais y parvenir vraiment, sur le caporal Blutch. Tournée du facteur, mascotte du régiment, sérénade au banjo, fille du colonel, fort encerclé : la vie de garnison fournit la matière de saynètes de quelques planches, jusqu'à l'épisode central, le plus développé, qui donne son titre au recueil et envoie enfin les soldats hors des murs pour escorter un convoi de pionniers. Publié chez Dupuis en 1976, quatre ans après la mort de Salvérius et alors que Willy Lambil a repris le crayon, l'album fonctionne comme un retour aux sources : pas encore de guerre de Sécession, pas encore de duo installé, mais les Tuniques bleues telles qu'elles étaient avant de trouver leur forme définitive.

0 édition référencée

Couverture de Des Bleus en noir et blanc

Bande dessinée1976

Des Bleus en noir et blanc

Raoul Cauvin

Onzième album des Tuniques Bleues, Des Bleus en noir et blanc met le sergent Chesterfield et le caporal Blutch au contact d'une invention qui bouleverse le récit de la guerre de Sécession : la photographie. Dans l'album, Mathew B. Brady, pionnier bien réel du photoreportage, reçoit d'Abraham Lincoln la mission de rapporter du front des images destinées à la presse de l'arrière. Encore faut-il que quelqu'un veille sur lui pendant qu'il installe son lourd matériel au milieu des charges du capitaine Stark : la corvée échoit à nos deux cavaliers. L'un reste persuadé que la gloire se mérite au galop, l'autre a compris depuis longtemps que la meilleure place sur un champ de bataille se trouve derrière l'objectif. Cauvin fait de ce dispositif un miroir tendu à la presse et à la fabrique des héros : ce que le pays lira de cette guerre dépendra de ce que l'appareil aura bien voulu retenir, et de ce que l'état-major aura envie d'y voir. Autour d'eux, la troupe continue de payer le prix fort, sans que les journaux songent à retenir son nom.

1 édition référencée

Bande dessinée1976

Des Bleus et des tuniques

Raoul Cauvin

Dixième album des Tuniques Bleues, «Des Bleus et des tuniques» paraît chez Dupuis en 1976 et occupe une place à part dans la série. Comme «La Grande Patrouille» qui le précède, il rassemble des récits dessinés par Louis Salvérius, cofondateur de la série mort en 1972, prépubliés dans Spirou au début des années 1970 et restés jusque-là sans album. Cinq histoires de longueur inégale s'y succèdent. La plus ample, qui donne son titre à l'ensemble, dépasse la vingtaine de planches : le sergent Chesterfield reçoit du commandant Appeltown une mission en apparence anodine, aller chercher de jeunes recrues et les conduire au campement en les dégrossissant au passage. Fidèle à lui-même, le sous-officier imagine pour les aguerrir un exercice que la réalité du terrain se charge de compliquer, sous l'œil goguenard du caporal Blutch. Les quatre récits suivants déclinent le même mécanisme : la reprise d'un prisonnier indien évadé, une querelle de sapin de Noël en territoire indien, une permission gâchée par un tenancier de saloon raciste, un troupeau de bisons lâché sur une bourgade au printemps. Le décor est ici moins la guerre de Sécession que l'Ouest des forts isolés.

0 édition référencée

Couverture de La Soupe aux Schtroumpfs

Bande dessinée1976

La Soupe aux Schtroumpfs

Peyo

Dixième album de la série imaginée par Peyo, La Soupe aux Schtroumpfs retrouve les petits personnages bleus qui vivent en communauté au cœur d'une forêt, dans leurs maisons en forme de champignon. Sous la houlette du Grand Schtroumpf, ils forment une société joyeuse et solidaire, où chacun tient son rôle et où l'entraide fait loi. Leur tranquillité a pourtant un ennemi juré, Gargamel, sorcier crasseux et cupide que son chat Azraël ne quitte jamais. Cette fois, l'occasion se présente sous la forme d'un géant vorace, Grossbouf, qui frappe à sa porte en réclamant un festin. Le sorcier n'a plus qu'une idée en tête, préparer une soupe aux Schtroumpfs. Encore lui faut-il capturer ces créatures insaisissables, qui connaissent leur forêt sur le bout des doigts. Quand quelques Schtroumpfs surprennent le sinistre projet, le duel est lancé. De la traque du sorcier aux ripostes du village, l'album met en scène l'affrontement inégal entre la malice collective des lutins bleus et l'obstination d'un adversaire prêt à tout. Peyo déroule une aventure enlevée où l'humour le dispute au suspense, sans jamais trahir l'esprit bon enfant de la série.

1 édition référencée

Bande dessinée1975

Les Bleus de la marine

Raoul Cauvin

Septième album des Tuniques Bleues, Les Bleus de la marine s'ouvre sur une disgrâce. Au sortir d'un engagement qui tourne mal pour les Nordistes, le sergent Cornélius Chesterfield est chassé de la cavalerie pour insubordination, et le caporal Blutch pour lâcheté. Commence une tournée forcée des autres armes de l'Union, infanterie, artillerie, brancardage, où les deux hommes réussissent surtout à exaspérer chaque officier croisé. Reste une dernière porte à pousser : celle de la marine. Cauvin et Lambil les projettent dans un décor inédit pour la série. Ponts encombrés, coursives étroites, mal de mer et discipline de bord : le duo découvre une arme en pleine mutation, au moment où le blindage rend dérisoires les coques de bois. Le récit conduit vers un épisode fameux de mars 1862, la bataille de Hampton Roads, où le cuirassé nordiste Monitor affronta son homologue confédéré, le Virginia. L'enjeu, lui, ne varie pas d'un album à l'autre. Chesterfield veut servir, obéir et se couvrir de gloire ; Blutch veut sauver sa peau et rentrer entier. La mer ne règle rien à leur vieille querelle : elle se contente de la déplacer, et de la rendre plus inconfortable.

0 édition référencée

Couverture de La Grande Traversée

Bande dessinée1975

La Grande Traversée

René Goscinny

La Grande Traversée est le vingt-deuxième album de la série Astérix, sur un scénario de René Goscinny et des dessins d'Albert Uderzo, paru en 1975. L'intrigue s'ouvre sur un manque de poisson frais au village gaulois : le druide Panoramix en a besoin pour sa potion magique, mais le poissonnier ne propose que du poisson acheminé de Lutèce. Astérix et Obélix prennent alors la mer pour pêcher eux-mêmes. Une tempête les emporte au large et ils abordent un continent inconnu, en réalité l'Amérique du Nord, bien avant sa découverte officielle par les Européens. Ils y croisent des dindons et une tribu amérindienne. Pour rentrer, ils embarquent sur le drakkar de Vikings partis prouver l'existence de nouvelles terres. Ceux-ci les ramènent en Scandinavie, où les deux Gaulois servent de preuve vivante du monde que les navigateurs affirment avoir atteint. Le récit repose sur une parodie de la découverte de l'Amérique et sur le choc entre des cultures qui ne se comprennent pas.

3 éditions référencées

Couverture de En direct de la gaffe

Bande dessinée1974

En direct de la gaffe

André Franquin

Né le 28 février 1957 sous le crayon d'André Franquin dans les pages de Spirou, Gaston Lagaffe est le plus flâneur des employés de bureau. Censé assurer le courrier et les menues besognes de la rédaction, il consacre son énergie à tout, sauf au travail : bricolages hasardeux, inventions farfelues, siestes et expériences variées. Autour de lui gravite une galerie devenue culte : Prunelle, le chef que la moindre gaffe fait bondir, le dessinateur Lebrac, monsieur De Mesmaeker dont les contrats ne sont jamais signés, l'agent Longtarin en guerre contre son stationnement, sans oublier le chat, la mouette rieuse et le gaffophone. Numéroté R4 dans la série, paru chez Dupuis en 1974, En direct de la gaffe réunit des gags courts bouclés le plus souvent en une planche, et rassemble les chroniques « En direct de la rédaction » écrites avec Yvan Delporte. On y retrouve l'univers reconnaissable de l'école de Marcinelle : un trait rond et expressif, un sens du mouvement, un comique de situation où la catastrophe naît d'une bonne intention. L'album prolonge une série phare de la bande dessinée franco-belge, où la paresse inventive de Gaston se change, planche après planche, en désastre joyeux.

1 édition référencée

Bande dessinée1974

Le Gang des gaffeurs

André Franquin

Gaston Lagaffe est la création la plus débonnaire d'André Franquin, figure majeure de l'école de Marcinelle et du journal Spirou. Apparu en 1957 dans les pages de l'hebdomadaire des éditions Dupuis, ce garçon de bureau nonchalant est en principe chargé d'un courrier éternellement en souffrance. Il lui préfère des inventions farfelues, la sieste, des recettes improbables ou ses animaux, au grand dam de Fantasio puis du rédacteur en chef Prunelle. Autour de lui gravitent l'agent Longtarin, l'infortuné monsieur De Mesmaeker et son contrat jamais signé, la mouette rieuse et le chat. Paru en 1974, Le Gang des gaffeurs rassemble des gags courts, le plus souvent bouclés en une seule planche, sans intrigue continue. Chaque page forme une petite mécanique comique autonome, où la maladresse du héros déclenche une catastrophe presque méthodique. L'album s'inscrit dans la longue série des recueils Dupuis et confirme Gaston comme un antihéros du quotidien, ennemi paisible de toute forme d'autorité et de rendement.

1 édition référencée

Bande dessinée1974

La Prison de Robertsonville

Raoul Cauvin

Guerre de Sécession. Au terme d'un engagement qui tourne mal, le sergent Cornélius Chesterfield et le caporal Blutch, les deux piliers du 22e régiment de cavalerie nordiste, tombent aux mains des Confédérés et se retrouvent derrière la palissade de Robertsonville, un camp de prisonniers dont la réputation assure que personne n'en sort. Baraquements surpeuplés, rations dérisoires, appels interminables, et un gardien nommé Cancrelat qui prend aussitôt les deux nouveaux venus en grippe. Chesterfield, incapable de concevoir qu'un sous-officier de l'Union reste assis à attendre la fin de la guerre, enchaîne les projets d'évasion avec l'obstination d'un homme que l'échec n'instruit jamais. Blutch, lui, ne rêve que de traverser le conflit vivant et suit son sergent en protestant à chaque pas. Autour d'eux, d'autres captifs, dont un certain Ralph, observent le manège. Sous un nom d'emprunt, Cauvin convoque le souvenir du camp d'Andersonville et pose la question qui traverse toute la série : que devient l'héroïsme militaire lorsqu'il se réduit à un carré de boue, une gamelle vide et deux appels par jour ?

0 édition référencée