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Catalogue

Livres : œuvres, éditions et séries

Une fiche par œuvre. Les ISBN, éditeurs, formats et paginations appartiennent aux éditions, listées à l’intérieur de chaque fiche.

567 œuvres référencées

Bande dessinée1979

Rumberley

Raoul Cauvin

Quinzième album des Tuniques Bleues, Rumberley s'ouvre au lendemain d'une bataille qui a saigné les deux camps. Le sergent Cornélius Chesterfield a pris une balle entre les côtes et se retrouve hors de combat ; le caporal Blutch, lui, en sort indemne : seul homme valide avec le médecin, il exaspère un Chesterfield cloué sur sa paillasse, qui l'expédie aux corvées les plus exposées, comme aller tirer de l'eau au puits sous les balles. Trop entamé pour tenir la position, le général Alexander se replie le temps d'aller chercher des renforts et laisse ses blessés dans un bourg voisin, Rumberley, où un hôpital de campagne est improvisé. Seul problème, que le commandement juge secondaire : la petite ville est acquise corps et âme à la cause sudiste et n'a aucune envie d'héberger des Yankees, fussent-ils grabataires. Autour de cet hôpital de fortune, confié à un médecin tout juste diplômé, la tension monte entre des soldats hors d'état de se battre et des habitants qui les voient en envahisseurs. Cauvin et Lambil laissent ici une bonne part du burlesque militaire au vestiaire pour regarder ce que la guerre fait aux corps et aux convictions, sans lâcher le fil de leur duo d'inséparables.

0 édition référencée

Bande dessinée1978

Les Bleus dans la gadoue

Raoul Cauvin

Treizième aventure des Tuniques bleues, Les Bleus dans la gadoue paraît chez Dupuis en 1978, après une prépublication dans le journal Spirou, des numéros 2044 à 2057. Raoul Cauvin au scénario et Willy Lambil au dessin y poursuivent la chronique désabusée de deux cavaliers nordistes que tout oppose : le sergent Cornélius Chesterfield, patriote zélé et dévot du règlement, et le caporal Blutch, tire-au-flanc lucide qui ne rêve que de quitter l'uniforme. Au cours d'une patrouille, les deux hommes croisent une jeune femme, Johan Cassidy de Bellevue, qui affirme chercher un frère porté disparu au combat. Sensible à sa détresse, Chesterfield obtient qu'elle rejoigne le régiment du capitaine Stark, officier dont l'unique doctrine tient dans la charge frontale. Cette recrue inattendue intrigue Blutch, dont la méfiance grandit à mesure que les explications se font évasives et que des renseignements semblent filer vers les lignes sudistes. Un orage change bientôt le champ de bataille en bourbier où plus aucun uniforme n'est reconnaissable. Entre discipline, soupçon et boue, les deux compères doivent une fois de plus tenter de sauver leur peau.

0 édition référencée

Bande dessinée1977

Les Bleus tournent cosaques

Raoul Cauvin

Douzième album des Tuniques Bleues, Les Bleus tournent cosaques part d'une donnée très concrète de la guerre de Sécession : le manque d'hommes. Les charges répétées du capitaine Stark ont saigné la cavalerie nordiste, les Sudistes tiennent toujours leurs positions, et le général Alexander se retrouve avec des escadrons à reconstituer et personne pour les remplir. La solution retenue est aussi expéditive que cynique : puiser dans la masse des immigrants venus d'Europe chercher fortune en Amérique, qu'on enrôlera de gré ou de force. Le sergent Chesterfield et le caporal Blutch sont détachés comme instructeurs, chargés de faire de ce contingent hétéroclite quelque chose qui ressemble à un escadron. Le gros de la troupe se compose de cosaques qui ne parlent que le russe, n'ont jamais porté l'uniforme et se révèlent bien plus doués pour l'acrobatie équestre que pour la charge en ligne. Entre le zèle réglementaire de Chesterfield, la lucidité goguenarde de Blutch et l'obstination joyeuse des intéressés, l'instruction tourne au bras de fer culturel, avant que le front ne finisse par réclamer son dû.

0 édition référencée

Couverture de Le Fil qui chante

Bande dessinée1977

Le Fil qui chante

Morris

Bande dessinée de la série Lucky Luke, dessinée par Morris sur un scénario de René Goscinny. Publiée en album en 1977, elle constitue le dernier récit de la série écrit par Goscinny, mort la même année. L'intrigue se déroule dans l'Ouest américain et porte sur la construction de la première ligne télégraphique transcontinentale reliant les deux côtes des États-Unis. Deux compagnies posent poteaux et fil en partant chacune d'une extrémité, afin de se rejoindre à mi-parcours. Chargé de veiller au bon déroulement du chantier, Lucky Luke affronte plusieurs obstacles : l'hostilité des compagnies de diligences et du Pony Express, dont l'activité est menacée par le télégraphe, la méfiance de populations indiennes devant ce "fil qui chante" sous le vent, ainsi que des tentatives de sabotage. Le récit mêle une trame inspirée d'un épisode historique (le télégraphe transcontinental achevé en 1861) et le registre comique propre à la série.

1 édition référencée

Couverture de Tintin et les Picaros

Bande dessinée1976

Tintin et les Picaros

Hergé

Tintin et les Picaros est le vingt-troisième et dernier album achevé des Aventures de Tintin, publié par Hergé en 1976, huit ans après le précédent. L'intrigue se déroule au San Theodoros, république imaginaire d'Amérique du Sud dirigée par le dictateur général Tapioca. La cantatrice Bianca Castafiore et les Dupondt y sont emprisonnés, accusés de complot contre le régime. Flairant un piège tendu par le colonel Sponsz, officier bordure agissant dans l'ombre de Tapioca, Tintin refuse d'abord de partir, puis rejoint le capitaine Haddock et le professeur Tournesol sur place. Échappant aux manœuvres du pouvoir, le trio gagne la jungle et retrouve le général Alcazar, chef des Picaros, guérilleros rongés par l'alcoolisme. Des comprimés mis au point par Tournesol, qui rendent l'alcool écœurant, remettent la troupe d'aplomb. Profitant du carnaval pour entrer déguisés dans la capitale, les Picaros renversent Tapioca et portent Alcazar au pouvoir. L'album marque un renouvellement graphique du héros (jean, casque orné d'un symbole pacifiste) et s'achève sur l'image d'un bidonville resté identique malgré le changement de régime.

2 éditions référencées

Couverture de Racines

Roman1976

Racines

Alex Haley

Racines (titre original Roots: The Saga of an American Family), publie en 1976, est une saga familiale d'Alex Haley qui retrace sur plusieurs generations l'histoire de ses ancetres. Le recit s'ouvre vers 1750 en Gambie, avec Kunta Kinte, jeune homme du peuple mandingue ne au village de Juffure. Capture par des marchands d'esclaves vers 1767, il est deporte en Amerique, debarque a Annapolis (Maryland) et vendu a un planteur de Virginie. Le livre suit sa vie d'homme reduit en esclavage, ses tentatives de fuite, puis la lignee de ses descendants (sa fille Kizzy, son petit-fils surnomme Chicken George et les generations suivantes) a travers l'esclavage, la guerre de Secession et l'emancipation. Haley combine recherche genealogique et reconstitution romanesque (ce qu'il appelle faction), en s'appuyant sur la transmission orale familiale pour remonter jusqu'a l'ancetre africain. L'ouvrage traite de la traite transatlantique, de la condition servile aux Etats-Unis et de la quete des origines. Il a recu un prix Pulitzer special en 1977 et a inspire une serie televisee. Le type indique (poesie) et l'annee (1861) sont errones : il s'agit d'un roman fonde sur une enquete historique.

3 éditions référencées

Couverture de Des Bleus en noir et blanc

Bande dessinée1976

Des Bleus en noir et blanc

Raoul Cauvin

Onzième album des Tuniques Bleues, Des Bleus en noir et blanc met le sergent Chesterfield et le caporal Blutch au contact d'une invention qui bouleverse le récit de la guerre de Sécession : la photographie. Dans l'album, Mathew B. Brady, pionnier bien réel du photoreportage, reçoit d'Abraham Lincoln la mission de rapporter du front des images destinées à la presse de l'arrière. Encore faut-il que quelqu'un veille sur lui pendant qu'il installe son lourd matériel au milieu des charges du capitaine Stark : la corvée échoit à nos deux cavaliers. L'un reste persuadé que la gloire se mérite au galop, l'autre a compris depuis longtemps que la meilleure place sur un champ de bataille se trouve derrière l'objectif. Cauvin fait de ce dispositif un miroir tendu à la presse et à la fabrique des héros : ce que le pays lira de cette guerre dépendra de ce que l'appareil aura bien voulu retenir, et de ce que l'état-major aura envie d'y voir. Autour d'eux, la troupe continue de payer le prix fort, sans que les journaux songent à retenir son nom.

1 édition référencée

Bande dessinée1976

Des Bleus et des tuniques

Raoul Cauvin

Dixième album des Tuniques Bleues, «Des Bleus et des tuniques» paraît chez Dupuis en 1976 et occupe une place à part dans la série. Comme «La Grande Patrouille» qui le précède, il rassemble des récits dessinés par Louis Salvérius, cofondateur de la série mort en 1972, prépubliés dans Spirou au début des années 1970 et restés jusque-là sans album. Cinq histoires de longueur inégale s'y succèdent. La plus ample, qui donne son titre à l'ensemble, dépasse la vingtaine de planches : le sergent Chesterfield reçoit du commandant Appeltown une mission en apparence anodine, aller chercher de jeunes recrues et les conduire au campement en les dégrossissant au passage. Fidèle à lui-même, le sous-officier imagine pour les aguerrir un exercice que la réalité du terrain se charge de compliquer, sous l'œil goguenard du caporal Blutch. Les quatre récits suivants déclinent le même mécanisme : la reprise d'un prisonnier indien évadé, une querelle de sapin de Noël en territoire indien, une permission gâchée par un tenancier de saloon raciste, un troupeau de bisons lâché sur une bourgade au printemps. Le décor est ici moins la guerre de Sécession que l'Ouest des forts isolés.

0 édition référencée

Couverture de La Soupe aux Schtroumpfs

Bande dessinée1976

La Soupe aux Schtroumpfs

Peyo

Dixième album de la série imaginée par Peyo, La Soupe aux Schtroumpfs retrouve les petits personnages bleus qui vivent en communauté au cœur d'une forêt, dans leurs maisons en forme de champignon. Sous la houlette du Grand Schtroumpf, ils forment une société joyeuse et solidaire, où chacun tient son rôle et où l'entraide fait loi. Leur tranquillité a pourtant un ennemi juré, Gargamel, sorcier crasseux et cupide que son chat Azraël ne quitte jamais. Cette fois, l'occasion se présente sous la forme d'un géant vorace, Grossbouf, qui frappe à sa porte en réclamant un festin. Le sorcier n'a plus qu'une idée en tête, préparer une soupe aux Schtroumpfs. Encore lui faut-il capturer ces créatures insaisissables, qui connaissent leur forêt sur le bout des doigts. Quand quelques Schtroumpfs surprennent le sinistre projet, le duel est lancé. De la traque du sorcier aux ripostes du village, l'album met en scène l'affrontement inégal entre la malice collective des lutins bleus et l'obstination d'un adversaire prêt à tout. Peyo déroule une aventure enlevée où l'humour le dispute au suspense, sans jamais trahir l'esprit bon enfant de la série.

1 édition référencée

Bande dessinée1976

Les Cavaliers du ciel

Raoul Cauvin

Huitième album des Tuniques Bleues, Les Cavaliers du ciel confronte le sergent Cornelius Chesterfield et le caporal Blutch à l'une des innovations les plus spectaculaires de la guerre de Sécession : le ballon d'observation. Une charge de trop a décimé le 22e de cavalerie, dont les deux compères ressortent à peu près seuls vivants, tandis que le capitaine Stark tombe aux mains des Sudistes. Privé de cavalerie, donc d'yeux, l'état-major nordiste se tourne vers un engin volant censé survoler le champ de bataille et repérer les mouvements adverses. Reste à trouver deux hommes pour l'essayer, et l'on devine sans peine lesquels. Fidèle à sa recette, Raoul Cauvin adosse la farce à un fait avéré, l'aérostation militaire de l'Union, et laisse ses héros rejouer leur désaccord fondateur : l'un ne songe qu'à garder les pieds sur terre et la peau intacte, l'autre voit dans chaque lubie de la hiérarchie un devoir sacré. Un album d'aventure comique où le progrès technique sert surtout à prendre de la hauteur sur la bêtise des hommes.

0 édition référencée

Bande dessinée1976

La Grande Patrouille

Raoul Cauvin

Neuvième album des Tuniques bleues, La Grande Patrouille rompt avec les récits au long cours qui le précèdent : il rassemble une quinzaine d'histoires courtes de Raoul Cauvin et Louis Salvérius, parues dans Le Journal de Spirou aux tout premiers temps de la série. On y retrouve Fort Bow, poste perdu de la cavalerie américaine, où le sergent Cornélius Chesterfield mène à la baguette une troupe peu convaincue et s'appuie, sans jamais y parvenir vraiment, sur le caporal Blutch. Tournée du facteur, mascotte du régiment, sérénade au banjo, fille du colonel, fort encerclé : la vie de garnison fournit la matière de saynètes de quelques planches, jusqu'à l'épisode central, le plus développé, qui donne son titre au recueil et envoie enfin les soldats hors des murs pour escorter un convoi de pionniers. Publié chez Dupuis en 1976, quatre ans après la mort de Salvérius et alors que Willy Lambil a repris le crayon, l'album fonctionne comme un retour aux sources : pas encore de guerre de Sécession, pas encore de duo installé, mais les Tuniques bleues telles qu'elles étaient avant de trouver leur forme définitive.

0 édition référencée