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Catalogue

Livres : œuvres, éditions et séries

Une fiche par œuvre. Les ISBN, éditeurs, formats et paginations appartiennent aux éditions, listées à l’intérieur de chaque fiche.

567 œuvres référencées

Couverture de Schtroumpf vert et vert Schtroumpf

Bande dessinée1973

Schtroumpf vert et vert Schtroumpf

Peyo

Au cœur de la forêt, le village schtroumpf coule des jours paisibles, jusqu'à ce qu'une broutille précipite toute la communauté dans la discorde. Tout part d'une question de langage : dans une expression, faut-il placer le mot « schtroumpf » avant ou après l'autre terme, dire « schtroumpf vert » ou « vert schtroumpf » ? Là où les Schtroumpfs du Nord tranchent d'une façon, ceux du Sud tranchent de l'autre, et chaque camp tient sa manière pour la seule correcte. Ce qui n'était qu'une divergence de tournure vire à la moquerie, puis à la vexation, puis à l'invective. Le village se scinde en deux clans qui ne se comprennent plus et refusent bientôt de s'adresser la parole. Le Grand Schtroumpf assiste, d'abord incrédule puis débordé, à la montée d'une querelle qu'aucun argument raisonnable ne parvient à désamorcer. Peyo installe ainsi, avec une belle économie de moyens, les ingrédients d'une guerre civile née de presque rien. Tout l'album tient dans une interrogation qui résonne bien au-delà du village bleu : jusqu'où une différence infime peut-elle dresser les uns contre les autres ceux qui, la veille encore, vivaient comme des frères ?

1 édition référencée

Couverture de Gaffes, bévues et boulettes

Bande dessinée1973

Gaffes, bévues et boulettes

André Franquin

Album de la série classique, Gaffes, bévues et boulettes rassemble des gags de Gaston Lagaffe signés André Franquin, figure majeure de l'école de Marcinelle et du journal Spirou. Le principe, inchangé, fait toute la saveur de la série. Employé rêveur et rétif à l'effort, Gaston hante les bureaux du journal, où il transforme la moindre tâche en catastrophe. Plutôt que de trier le courrier ou de seconder Prunelle, il assemble des engins de son invention, somnole, mijote des recettes redoutables, materne ses animaux et fait capoter les contrats que monsieur De Mesmaeker s'acharne à faire signer. Chaque planche se lit seule, sans intrigue continue, et se referme sur une chute. L'album ne déroule donc aucun récit suivi, il aligne des saynètes qui déclinent un même univers, celui d'un antihéros nonchalant dont la maladresse et l'imagination sèment la pagaille, au bureau comme au-dehors. Le gag y occupe la pleine page, et l'on y retrouve la galerie de personnages, le rythme et le sens du mouvement qui ont fait de Gaston un classique de la bande dessinée franco-belge.

1 édition référencée

Bande dessinée1973

Et pour quinze cents dollars en plus

Raoul Cauvin

Troisième album des Tuniques Bleues, prépublié dans Spirou en 1972 avant d'être relié chez Dupuis l'année suivante, Et pour quinze cents dollars en plus installe durablement le duo dans le décor qui fera sa fortune : la guerre de Sécession vue d'en bas, à hauteur de sans-grade. Le sergent Cornélius Chesterfield, discipliné jusqu'à l'aveuglement, et le caporal Blutch, râleur lucide qui ne songe qu'à filer, rejoignent une nouvelle affectation, où un général en mal de volontaires leur propose un engagement assorti d'une prime de quinze cents dollars. Alléchés, ils signent d'abord et lisent ensuite : il s'agit de s'infiltrer en territoire sudiste et d'y pratiquer la politique de la terre brûlée, voies ferrées, ponts, dépôts de munitions, convois et récoltes de coton. Deux mercenaires mexicains qui connaissent bien la région leur sont adjoints. Le titre, clin d'œil au western de Sergio Leone, annonce la couleur : l'appât du gain fournit le moteur, l'absurdité militaire le décor, et la mésentente cordiale des deux compagnons le ressort permanent. Reste à savoir ce que vaut une prime quand il faut d'abord rester en vie pour la toucher.

0 édition référencée

Couverture de Astérix en Corse

Bande dessinée1973

Astérix en Corse

René Goscinny

Vingtième album de la série Astérix, écrit par René Goscinny et dessiné par Albert Uderzo, paru en 1973. L'album s'ouvre au village gaulois par un grand rassemblement de personnages croisés dans les aventures précédentes, réunis pour célébrer l'anniversaire de la bataille de Gergovie, victoire de Vercingétorix sur César. À cette occasion, les Gaulois attaquent les camps romains voisins et libèrent dans l'un d'eux un prisonnier corse, Ocatarinetabellatchitchix, chef de clan retenu par l'occupant. Astérix et Obélix entreprennent de le raccompagner sur son île. Le récit joue sur une série de traits prêtés aux Corses : sens de l'honneur, vendettas entre clans, sieste, fromage à l'odeur puissante, méfiance envers l'autorité. Sur place, les clans, d'abord divisés par leurs rivalités, s'unissent contre la domination romaine et contre un préteur corrompu qui veut quitter la province en emportant le produit des impôts. L'album s'achève sur une bataille où les Corses coalisés mettent en déroute les troupes romaines.

4 éditions référencées

Bande dessinée1972

Le Géant de la gaffe

André Franquin

Gaston Lagaffe naît en 1957 dans les pages du journal Spirou, sous le crayon d'André Franquin, l'une des grandes figures de l'école de Marcinelle. Antihéros débonnaire, Gaston est un employé de bureau qui ne travaille jamais vraiment, lui préférant la sieste, le bricolage hasardeux, la cuisine improbable et les inventions saugrenues. Autour de lui gravite une galerie de personnages passés à la postérité : Prunelle, le rédacteur en chef sans cesse au bord de la crise de nerfs, Monsieur De Mesmaeker et ses contrats jamais signés, Mademoiselle Jeanne, l'agent Longtarin, sans oublier le chat et la mouette de la rédaction. Le Géant de la gaffe, dixième album de la série classique paru chez Dupuis en 1972, rassemble une cinquantaine de gags, la plupart bouclés en une planche et prépubliés dans Spirou. Aucune intrigue ne les relie : chaque page forme une petite mécanique comique autonome, où la maladresse de Gaston enclenche catastrophes, quiproquos et dégâts en chaîne. L'ensemble illustre le ressort qui fonde la série, l'art de faire du monde du travail un terrain de jeu absurde.

0 édition référencée

Couverture de Le Devin

Bande dessinée1972

Le Devin

René Goscinny

Le Devin est le dix-neuvième album de la série Astérix, scénarisé par René Goscinny et dessiné par Albert Uderzo, paru en 1972. L'action se déroule dans le village gaulois irréductible. Un soir d'orage, un inconnu se réfugie dans la hutte du chef Abraracourcix : il se présente comme Prolix, un devin prétendant lire l'avenir dans les entrailles des animaux et le vol des oiseaux. Le druide Panoramix étant parti à une réunion de druides, aucune autorité savante ne peut trancher. Plusieurs villageois, en particulier des femmes dont Bonemine, l'épouse du chef, ajoutent foi à ses prédictions, tandis qu'Astérix et Obélix flairent l'imposture. Les Romains du camp voisin, eux-mêmes superstitieux, s'emparent de Prolix et mesurent le profit qu'ils peuvent tirer de sa réputation : ils le contraignent à annoncer que le village est maudit, afin d'en chasser les habitants. Effrayés, les Gaulois s'exilent un temps et les légionnaires occupent les lieux, avant qu'Astérix ne démasque la supercherie. L'album met en jeu la crédulité, la superstition et la manipulation.

3 éditions référencées

Couverture de Chasseur de primes

Bande dessinée1972

Chasseur de primes

Morris

« Chasseur de primes » (1972, Dargaud) est un album de la série de bande dessinée Lucky Luke, scénarisé par René Goscinny et dessiné par Morris (Maurice De Bevère). Cette série de western humoristique franco-belge met en scène un cow-boy solitaire qui fait régner l'ordre dans l'Ouest américain. L'album introduit Elliot Belt, chasseur de primes froid et cupide, caricature de l'acteur Lee Van Cleef dans le film « Et pour quelques dollars de plus » de Sergio Leone. Lucky Luke cherche à récupérer un cheval volé appartenant à Bronco Fortworth. Un Cheyenne surnommé Tea Spoon est accusé du vol et une prime de 100 000 dollars pèse sur sa tête. Belt propose à Luke de s'associer pour le capturer, mais ce dernier refuse et agit seul afin d'éviter toute effusion de sang. Belt réunit alors d'autres chasseurs de primes et menace le village cheyenne, au risque de déclencher une guerre. L'enjeu oppose deux conceptions de la justice : le procès équitable défendu par Lucky Luke et la logique mercenaire du système des primes.

1 édition référencée

Couverture de Le Bureau des gaffes en gros

Bande dessinée1972

Le Bureau des gaffes en gros

André Franquin

Gaston Lagaffe apparaît le 28 février 1957 sous le crayon d'André Franquin, dans les pages du journal Spirou (Dupuis). Le personnage relève de l'école de Marcinelle, ce style au trait rond et aux physionomies dites « gros nez » qui fit la réputation de l'éditeur. Antihéros accompli, Gaston est un employé nonchalant de la rédaction, tout occupé à fuir les tâches qu'on lui confie, à bricoler des inventions saugrenues, à mitonner des recettes redoutables ou à somnoler sur son lit de camp. Le comique repose tout entier sur la gaffe, ce geste bien intentionné qui tourne au désastre. La série anime tout un entourage, de Prunelle, le chef à cran, à l'infortuné De Mesmaeker dont les contrats ne se signent jamais, sans oublier une ménagerie envahissante. Paru en album cartonné en 1972, « Le Bureau des gaffes en gros » rassemble des gags courts, presque tous bouclés en une planche. Dépourvu d'intrigue suivie, il déploie l'univers du bureau et son chaos ordinaire, chaque page formant une mécanique comique autonome.

1 édition référencée

Couverture de Les Lauriers de César

Bande dessinée1972

Les Lauriers de César

René Goscinny

Dix-huitième aventure de la série, Les Lauriers de César déplace le petit village gaulois vers le cœur du monde romain. Tout commence par un dîner à Lutèce, où le chef Abraracourcix, piqué par la fortune tapageuse de son beau-frère, se laisse emporter par l'orgueil et promet un plat d'exception : un ragoût relevé des lauriers mêmes qui ceignent le front de Jules César. La vantardise engage l'honneur du village, et il revient à Astérix et Obélix de transformer la bravade en exploit. Les voici partis pour Rome, capitale d'un empire qu'ils connaissent surtout pour l'avoir contrarié. Afin d'approcher le palais de César et sa précieuse couronne, les deux compères imaginent de se faire vendre comme esclaves, quitte à s'aventurer dans les rouages d'une société urbaine, oisive et cynique. L'album suit leurs tentatives répétées pour se glisser là où se joue le pouvoir, entre marchands retors et patriciens désœuvrés. Sous le prétexte du pari, Goscinny orchestre une satire mordante de Rome et, en creux, de nos propres travers. Le lecteur en découvre le sujet, le décor et l'enjeu, sans rien apprendre de l'issue du défi.

4 éditions référencées

Couverture de Histoires de Schtroumpfs

Bande dessinée1972

Histoires de Schtroumpfs

Peyo

Huitième album de la série, Histoires de Schtroumpfs paraît chez Dupuis en 1972. Il occupe une place à part dans la production de Peyo : au lieu d'une aventure longue, il rassemble une cinquantaine de courtes histoires, d'une page ou d'une demi-page, bâties comme autant de gags et coécrites avec Yvan Delporte. Le décor demeure le village champignon niché au creux de la forêt, où vit la petite communauté bleue coiffée de son bonnet blanc. Le Grand Schtroumpf, patriarche à la barbe blanche et à l'habit rouge, veille sur ses cadets, tandis que chaque Schtroumpf incarne un trait de caractère : le grognon, le costaud, le farceur, le poète, le donneur de leçons à lunettes. De cette galerie naissent des saynètes qui jouent des manies, des rivalités et des solidarités du groupe. La fameuse langue schtroumpf, où le mot schtroumpf remplace verbes et substantifs au gré du contexte, fournit à elle seule un ressort comique inépuisable. Sur ce petit monde plane l'ombre de Gargamel, le sorcier ennemi des lutins bleus. Sans intrigue unique à dénouer, le recueil s'attache au quotidien de la tribu et prolonge sous une forme brève un univers né dans le journal Spirou à la fin des années 1950.

1 édition référencée

Bande dessinée1972

Du Nord au Sud

Raoul Cauvin

Deuxième récit long des Tuniques Bleues, Du Nord au Sud fait quitter à la série le décor de western de ses débuts pour le théâtre qui sera le sien pendant un demi-siècle : la guerre de Sécession. Le sergent Cornélius Chesterfield, soldat zélé jusqu'à l'aveuglement, et le caporal Blutch, râleur lucide qui ne songe qu'à sauver sa peau, quittent leur fort de l'Ouest pour rejoindre les troupes de l'Union engagées dans la guerre civile américaine. Commence alors une succession de marches, de manœuvres et de missions dont personne ne veut, où l'obéissance absolue de l'un se heurte sans cesse à l'art de l'esquive de l'autre. L'album installe ainsi le moteur comique et grinçant de toute la série : deux hommes que tout oppose, liés par une camaraderie qu'ils n'avoueront jamais, pris dans une machine militaire qui ne leur demande jamais leur avis. Raoul Cauvin y trouve le cadre historique qui portera plus de soixante volumes, tandis que Louis Salvérius, qui disparaîtra en 1972, y déploie le trait rond et dynamique de l'école de Marcinelle. Un tome charnière, à lire autant pour lui-même que pour ce qu'il annonce.

0 édition référencée

Bande dessinée1972

Un chariot dans l'Ouest

Raoul Cauvin

Publié par Dupuis en 1972, Un chariot dans l'Ouest ouvre Les Tuniques Bleues, série née en 1968 dans le journal Spirou sous la plume de Raoul Cauvin et le crayon de Louis Salvérius. Le récit se déroule dans l'Ouest américain, au temps des guerres indiennes : la garnison de Fort Defiance, harcelée par les Comanches et à court de munitions, réclame des secours, et c'est à une poignée d'hommes de la cavalerie américaine qu'il revient de lui conduire un chariot à travers un territoire hostile. Parmi eux, le tandem qui fera la fortune de la série : le sergent Cornélius Chesterfield, va-t-en-guerre borné, discipliné jusqu'à l'absurde et sincèrement dévoué à l'armée, et Blutch, tire-au-flanc pacifiste, ironique et débrouillard, dont l'unique stratégie consiste à passer entre les gouttes. L'enjeu tient moins au fracas des armes qu'au bras de fer entre les deux compagnons : obéir ou filer, se battre ou ruser, croire au drapeau ou sauver sa peau. La guerre de Sécession, qui deviendra dès l'album suivant le cadre durable de la série, n'est ici qu'un horizon : tout se joue dans la poussière des pistes, entre deux hommes que tout oppose.

0 édition référencée