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Catalogue

Livres : œuvres, éditions et séries

Une fiche par œuvre. Les ISBN, éditeurs, formats et paginations appartiennent aux éditions, listées à l’intérieur de chaque fiche.

306 œuvres référencées · Bande dessinée

Bande dessinée1974

Les Déserteurs

Raoul Cauvin

Cinquième album des Tuniques Bleues, Les Déserteurs appartient au premier cycle de la série, celui où le sergent Cornélius M. Chesterfield et le caporal Blutch usent leurs bottes à Fort Bow, garnison nordiste perdue dans l'Ouest américain. Le premier est un patriote discipliné jusqu'à l'aveuglement, le second un tire-au-flanc lucide dont la seule ambition raisonnable est de sortir vivant de l'uniforme. Autour d'eux, une hiérarchie militaire dont l'absurdité fournit un moteur comique inépuisable. Le colonel Appeltown doit s'absenter et confie le fort au capitaine Joyce, officier bien décidé à y rétablir une discipline de fer. Les brimades s'accumulent, quatre hommes finissent au cachot, puis prennent la clé des champs. Lancée à leur poursuite, la troupe se retrouve engagée dans une affaire autrement plus sérieuse, et les fuyards doivent décider de ce qu'ils doivent encore à une armée qui les a poussés dehors. Ce tome marque une date dans l'histoire de la série : il est le premier entièrement dessiné par Willy Lambil, appelé à succéder à Louis Salvérius, mort en 1972 alors qu'il travaillait à l'épisode précédent.

0 édition référencée

Couverture de Le Cadeau de César

Bande dessinée1974

Le Cadeau de César

René Goscinny

Le Cadeau de César est le vingt et unième album de la série Astérix, scénarisé par René Goscinny et dessiné par Albert Uderzo, paru en 1974. L'intrigue s'ouvre à Rome, où Jules César récompense ses vétérans en leur octroyant des terres. Un vétéran ivrogne, Tremensdelirium, s'étant mal conduit durant la cérémonie, reçoit par dérision un titre de propriété portant sur le fameux village gaulois que César n'est jamais parvenu à soumettre. Sans le sou, il cède ce document à un aubergiste, Orthopédix, pour régler son ardoise. Accompagné de sa femme et de sa fille, Orthopédix gagne le village afin de faire valoir son droit et y ouvre une auberge. Les tensions s'aggravent lorsqu'il décide de briguer la fonction de chef détenue par Abraracourcix, déclenchant une campagne électorale qui divise les habitants. Les Romains du camp voisin cherchent à exploiter cette discorde. L'album met en scène, sur un mode satirique, une élection et les mécanismes de la vie démocratique au sein du village.

4 éditions référencées

Bande dessinée1973

Outlaw

Raoul Cauvin

Guerre de Sécession, années 1860. Le sergent Cornélius Chesterfield, cavalier convaincu et discipline faite homme, et le caporal Blutch, râleur lucide qui ne songe qu'à quitter l'uniforme, forment le duo le plus mal assorti de l'armée nordiste. Quatrième album des Tuniques Bleues, prépublié dans le journal Spirou avant sa parution chez Dupuis en 1973, Outlaw entraîne les deux hommes du côté des hors-la-loi, comme l'annonce son titre, et fait passer la série par les décors et les codes du western : grands espaces, chevauchées, bandes armées et loyautés incertaines, dans un Ouest où la guerre entre les États pèse moins lourd que la loi du plus rapide. L'album occupe une place à part dans la longue histoire de la série. C'est le dernier que dessine Louis Salvérius, mort en mai 1972 : les dernières planches sont déjà de la main de Willy Lambil, qui reprend ensuite le crayon et accompagnera Raoul Cauvin pendant près d'un demi-siècle. On y lit donc deux choses en même temps, un western comique mené tambour battant et le moment de bascule de l'une des séries les plus populaires de la bande dessinée franco-belge.

0 édition référencée

Couverture de L’Héritage de Rantanplan

Bande dessinée1973

L’Héritage de Rantanplan

René Goscinny

L'Héritage de Rantanplan est un album de la série de bande dessinée Lucky Luke, écrit par René Goscinny et dessiné par Morris, publié chez Dargaud en 1973 (tome 41 de la série). Le récit part d'une situation testamentaire inhabituelle : Oggie Svenson, ancien détenu du pénitencier où vit le chien Rantanplan, meurt en léguant toute sa fortune immobilière à l'animal, dont un hôtel situé à Virginia City, au Nevada. Une clause du testament prévoit qu'en cas de mort du chien, l'ensemble des biens reviendrait à Joe Dalton. Chargé de veiller sur le nouvel héritier, Lucky Luke doit le protéger des quatre frères Dalton, évadés du pénitencier et bien décidés à supprimer Rantanplan pour toucher l'héritage. L'album marque la première fois que Rantanplan donne son nom au titre d'un tome et occupe une place centrale de l'intrigue, aux côtés de Lucky Luke et des Dalton.

1 édition référencée

Couverture de Le Grand Duc

Bande dessinée1973

Le Grand Duc

Morris

Le Grand Duc est un album de la série de bande dessinée Lucky Luke, dessiné par Morris sur un scénario de René Goscinny. Il paraît en 1973, après une prépublication dans le magazine Pilote (janvier à mai 1973), puis en album chez Dargaud. Ce western humoristique met en scène le cow-boy solitaire Lucky Luke, chargé d'escorter et de protéger le grand-duc Léonide de Russie, représentant plénipotentiaire du tsar. Grand lecteur de James Fenimore Cooper, ce dernier veut découvrir le Far West et son folklore avant la signature d'un traité important avec les États-Unis. Le grand-duc voyage avec son aide de camp et interprète, le colonel Boulenkov, à l'anglais approximatif, et leur périple débute à Abilene, au Kansas. Tout au long du parcours, un mystérieux anarchiste tente d'assassiner le diplomate à l'aide d'explosifs. L'enjeu tient à la sécurité du visiteur et à la portée diplomatique de son séjour. Le personnage s'inspire du grand-duc Alexis de Russie, dont la tournée américaine de 1871-1872 comporta une célèbre chasse au bison.

1 édition référencée

Couverture de Gaffes, bévues et boulettes

Bande dessinée1973

Gaffes, bévues et boulettes

André Franquin

Album de la série classique, Gaffes, bévues et boulettes rassemble des gags de Gaston Lagaffe signés André Franquin, figure majeure de l'école de Marcinelle et du journal Spirou. Le principe, inchangé, fait toute la saveur de la série. Employé rêveur et rétif à l'effort, Gaston hante les bureaux du journal, où il transforme la moindre tâche en catastrophe. Plutôt que de trier le courrier ou de seconder Prunelle, il assemble des engins de son invention, somnole, mijote des recettes redoutables, materne ses animaux et fait capoter les contrats que monsieur De Mesmaeker s'acharne à faire signer. Chaque planche se lit seule, sans intrigue continue, et se referme sur une chute. L'album ne déroule donc aucun récit suivi, il aligne des saynètes qui déclinent un même univers, celui d'un antihéros nonchalant dont la maladresse et l'imagination sèment la pagaille, au bureau comme au-dehors. Le gag y occupe la pleine page, et l'on y retrouve la galerie de personnages, le rythme et le sens du mouvement qui ont fait de Gaston un classique de la bande dessinée franco-belge.

1 édition référencée

Couverture de Astérix en Corse

Bande dessinée1973

Astérix en Corse

René Goscinny

Vingtième album de la série Astérix, écrit par René Goscinny et dessiné par Albert Uderzo, paru en 1973. L'album s'ouvre au village gaulois par un grand rassemblement de personnages croisés dans les aventures précédentes, réunis pour célébrer l'anniversaire de la bataille de Gergovie, victoire de Vercingétorix sur César. À cette occasion, les Gaulois attaquent les camps romains voisins et libèrent dans l'un d'eux un prisonnier corse, Ocatarinetabellatchitchix, chef de clan retenu par l'occupant. Astérix et Obélix entreprennent de le raccompagner sur son île. Le récit joue sur une série de traits prêtés aux Corses : sens de l'honneur, vendettas entre clans, sieste, fromage à l'odeur puissante, méfiance envers l'autorité. Sur place, les clans, d'abord divisés par leurs rivalités, s'unissent contre la domination romaine et contre un préteur corrompu qui veut quitter la province en emportant le produit des impôts. L'album s'achève sur une bataille où les Corses coalisés mettent en déroute les troupes romaines.

4 éditions référencées

Couverture de Gare aux gaffes du gars gonflé

Bande dessinée1973

Gare aux gaffes du gars gonflé

André Franquin

Gaston Lagaffe naît en 1957 dans les pages du journal Spirou, sous le crayon d'André Franquin. Garçon de bureau théoriquement employé par la rédaction, ce grand rêveur nonchalant a fait de la paresse une philosophie et de la maladresse une seconde nature. Plutôt que de classer le courrier en souffrance, il invente des machines impossibles, mitonne des plats redoutables, bricole et répand une pagaille bon enfant. La série ne suit aucune intrigue : c'est un recueil de gags, le plus souvent en une planche autonome, où chaque situation part d'un détail pour enfler jusqu'à la catastrophe. Autour de lui s'agitent des supérieurs excédés, Monsieur De Mesmaeker dont les contrats ne se signent jamais, mademoiselle Jeanne, l'agent Longtarin et tout un bestiaire chapardeur. Troisième volume de la série d'origine (R3), paru en album chez Dupuis en 1973, Gare aux gaffes du gars gonflé rassemble des gags de cette période et inaugure le passage à la planche complète, format qui laisse au dessinateur plus d'air pour installer ses catastrophes. On y retrouve l'univers de bureau et l'inventivité graphique qui ont fait la réputation de la série.

1 édition référencée

Couverture de Schtroumpf vert et vert Schtroumpf

Bande dessinée1973

Schtroumpf vert et vert Schtroumpf

Peyo

Au cœur de la forêt, le village schtroumpf coule des jours paisibles, jusqu'à ce qu'une broutille précipite toute la communauté dans la discorde. Tout part d'une question de langage : dans une expression, faut-il placer le mot « schtroumpf » avant ou après l'autre terme, dire « schtroumpf vert » ou « vert schtroumpf » ? Là où les Schtroumpfs du Nord tranchent d'une façon, ceux du Sud tranchent de l'autre, et chaque camp tient sa manière pour la seule correcte. Ce qui n'était qu'une divergence de tournure vire à la moquerie, puis à la vexation, puis à l'invective. Le village se scinde en deux clans qui ne se comprennent plus et refusent bientôt de s'adresser la parole. Le Grand Schtroumpf assiste, d'abord incrédule puis débordé, à la montée d'une querelle qu'aucun argument raisonnable ne parvient à désamorcer. Peyo installe ainsi, avec une belle économie de moyens, les ingrédients d'une guerre civile née de presque rien. Tout l'album tient dans une interrogation qui résonne bien au-delà du village bleu : jusqu'où une différence infime peut-elle dresser les uns contre les autres ceux qui, la veille encore, vivaient comme des frères ?

1 édition référencée

Bande dessinée1973

Et pour quinze cents dollars en plus

Raoul Cauvin

Troisième album des Tuniques Bleues, prépublié dans Spirou en 1972 avant d'être relié chez Dupuis l'année suivante, Et pour quinze cents dollars en plus installe durablement le duo dans le décor qui fera sa fortune : la guerre de Sécession vue d'en bas, à hauteur de sans-grade. Le sergent Cornélius Chesterfield, discipliné jusqu'à l'aveuglement, et le caporal Blutch, râleur lucide qui ne songe qu'à filer, rejoignent une nouvelle affectation, où un général en mal de volontaires leur propose un engagement assorti d'une prime de quinze cents dollars. Alléchés, ils signent d'abord et lisent ensuite : il s'agit de s'infiltrer en territoire sudiste et d'y pratiquer la politique de la terre brûlée, voies ferrées, ponts, dépôts de munitions, convois et récoltes de coton. Deux mercenaires mexicains qui connaissent bien la région leur sont adjoints. Le titre, clin d'œil au western de Sergio Leone, annonce la couleur : l'appât du gain fournit le moteur, l'absurdité militaire le décor, et la mésentente cordiale des deux compagnons le ressort permanent. Reste à savoir ce que vaut une prime quand il faut d'abord rester en vie pour la toucher.

0 édition référencée

Bande dessinée1972

Un chariot dans l'Ouest

Raoul Cauvin

Publié par Dupuis en 1972, Un chariot dans l'Ouest ouvre Les Tuniques Bleues, série née en 1968 dans le journal Spirou sous la plume de Raoul Cauvin et le crayon de Louis Salvérius. Le récit se déroule dans l'Ouest américain, au temps des guerres indiennes : la garnison de Fort Defiance, harcelée par les Comanches et à court de munitions, réclame des secours, et c'est à une poignée d'hommes de la cavalerie américaine qu'il revient de lui conduire un chariot à travers un territoire hostile. Parmi eux, le tandem qui fera la fortune de la série : le sergent Cornélius Chesterfield, va-t-en-guerre borné, discipliné jusqu'à l'absurde et sincèrement dévoué à l'armée, et Blutch, tire-au-flanc pacifiste, ironique et débrouillard, dont l'unique stratégie consiste à passer entre les gouttes. L'enjeu tient moins au fracas des armes qu'au bras de fer entre les deux compagnons : obéir ou filer, se battre ou ruser, croire au drapeau ou sauver sa peau. La guerre de Sécession, qui deviendra dès l'album suivant le cadre durable de la série, n'est ici qu'un horizon : tout se joue dans la poussière des pistes, entre deux hommes que tout oppose.

0 édition référencée

Couverture de Le Devin

Bande dessinée1972

Le Devin

René Goscinny

Le Devin est le dix-neuvième album de la série Astérix, scénarisé par René Goscinny et dessiné par Albert Uderzo, paru en 1972. L'action se déroule dans le village gaulois irréductible. Un soir d'orage, un inconnu se réfugie dans la hutte du chef Abraracourcix : il se présente comme Prolix, un devin prétendant lire l'avenir dans les entrailles des animaux et le vol des oiseaux. Le druide Panoramix étant parti à une réunion de druides, aucune autorité savante ne peut trancher. Plusieurs villageois, en particulier des femmes dont Bonemine, l'épouse du chef, ajoutent foi à ses prédictions, tandis qu'Astérix et Obélix flairent l'imposture. Les Romains du camp voisin, eux-mêmes superstitieux, s'emparent de Prolix et mesurent le profit qu'ils peuvent tirer de sa réputation : ils le contraignent à annoncer que le village est maudit, afin d'en chasser les habitants. Effrayés, les Gaulois s'exilent un temps et les légionnaires occupent les lieux, avant qu'Astérix ne démasque la supercherie. L'album met en jeu la crédulité, la superstition et la manipulation.

3 éditions référencées